L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a vivement critiqué les sanctions imposées par l’Union européenne contre plusieurs figures panafricanistes, dont Nathalie Yamb, Franklin Nyamsi, Kémi Séba et Ibrahim Maïga. Selon le communiqué publié le 25 août, ces mesures, qui incluent le gel des avoirs et l’interdiction d’entrée dans l’UE, constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux et une ingérence étrangère inacceptable.
Dans son message, l’AES a qualifié ces sanctions « d’illégales et d’inhumaines », affirmant qu’elles illustrent une volonté de réduire au silence des voix africaines engagées dans la défense de la souveraineté du continent. Cette position marque un tournant dans la contestation des politiques européennes en Afrique.
L’organisation a également évoqué l’exemple du Sénégal, où un militant écologiste a été récemment arrêté après avoir dénoncé les pratiques de la multinationale française Eramet-GCO dans la région des Niayes. Les populations locales accusent cette entreprise de détruire l’environnement tout en exploitant les ressources au profit de la France, dans l’indifférence des autorités.
Face à ces situations, l’AES appelle les peuples africains à s’unir et à résister collectivement. Pour l’Alliance, il ne s’agit pas seulement d’économie, mais d’une question de dignité et de souveraineté nationale. Elle invite les pays africains à défendre ensemble leurs ressources et à mettre fin aux ingérences étrangères qui fragilisent le continent.
Jeremy Ahossou