Le Rwanda a annoncé fin août l’arrivée de sept migrants expulsés des États-Unis. Cette opération s’inscrit dans un accord signé en juin 2025 entre Kigali et Washington. Le texte prévoit que le Rwanda accueille jusqu’à 250 personnes renvoyées, en échange d’un soutien financier et logistique pour leur réinstallation. L’arrivée de ce premier groupe, confirmée les 28 et 29 août, marque le début concret de ce partenariat.
Parmi les migrants, quatre ont choisi de rester au Rwanda pour tenter de s’y reconstruire, tandis que trois autres souhaitent retourner dans leur pays d’origine. Ils bénéficient d’un accompagnement assuré par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui prend en charge leur suivi social, médical et leur éventuelle insertion professionnelle.
Cependant, l’opération ne fait pas l’unanimité. Plusieurs ONG dénoncent un système qui externalise la gestion migratoire des États-Unis et qui pourrait exposer ces personnes à des risques en matière de droits humains. Pour ces organisations, cet accord privilégie une logique politique et sécuritaire au détriment de la protection des migrants.
De leur côté, les États-Unis défendent une politique migratoire plus stricte, alors que Kigali y voit une occasion de renforcer son rôle de partenaire stratégique sur la scène internationale. Ce transfert, premier d’une longue série, suscite donc un large débat et place le Rwanda au centre de l’actualité migratoire en cette fin août 2025.
Jeremy Ahossou