Convaincu que la bataille politique ne se limite pas aux discours mais repose aussi sur des moyens concrets, Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), a appelé les militants, sympathisants et membres de la diaspora à une mobilisation financière. À travers cette initiative, le leader de l’opposition remet en lumière une réalité souvent passée sous silence : sans ressources, aucune action politique durable ne peut être menée.
Selon les responsables du parti, cette collecte constitue un levier essentiel pour garantir l’indépendance de l’ANC et assurer le fonctionnement de ses structures à travers le pays. Les fonds recherchés doivent permettre de soutenir la mobilisation citoyenne en faveur de l’alternance et de maintenir l’activité militante sur le terrain. Le message adressé à la base est sans détour : l’engagement politique a un coût qu’il faut assumer collectivement.
Pour joindre l’acte à la parole, la direction du parti affirme avoir déjà réuni une enveloppe de 620 000 francs CFA, présentée comme un signal d’encouragement. Même si la somme reste modeste face aux ambitions affichées, l’ANC espère qu’elle servira de déclencheur à un élan plus large, invitant les militants et donateurs à renforcer cet effort financier pour soutenir les prochaines actions.
Cependant, cet appel intervient dans un contexte délicat. Les choix stratégiques récents, notamment la participation aux dernières élections municipales, ont suscité des critiques au sein de la base et entamé la ferveur militante. La baisse des mobilisations et un certain scepticisme pèsent désormais sur la dynamique du parti. Dès lors, cette quête de fonds apparaît comme un véritable baromètre de confiance entre la direction et ses soutiens, dans un paysage politique où, plus que jamais, l’alternance se prépare aussi dans les caisses.
Jeremy Ahossou