Le jeudi 5 février 2026, le Palais présidentiel a été le théâtre de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An. Devant les membres du Gouvernement, le Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a dévoilé une orientation stratégique majeure : la période 2026-2027 est officiellement décrétée « Année de l’éducation et de la culture ».
C’est un acte fort qui s’inscrit dans la continuité de la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma. En liant l'école à l'identité culturelle, le Président de la Transition entend poser les jalons d'une souveraineté durable et d'une excellence citoyenne accrue.
Avant l'annonce présidentielle, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye MAÏGA, a sacrifié à la tradition en présentant les vœux de paix et de prospérité du peuple malien. Ce fut l’occasion pour le chef du Gouvernement de dresser un bilan exhaustif de l’action publique depuis sa nomination en novembre 2024.
Le Premier ministre a notamment mis en avant la montée en puissance des FAMa, modernisation des équipements et retour de l’administration dans les zones libérées, le renforcement de la résilience agricole, lutte contre la corruption, digitalisation de l'État et mesures d'urgence face aux crises énergétique et alimentaire, et n accent particulier mis sur la formation professionnelle pour favoriser l'auto-emploi des jeunes.
Répondant aux vœux du Gouvernement, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a fixé le cap pour les mois à venir. En décrétant cette année thématique, il appelle à un effort national sans précédent.
« Je décrète la période 2026-2027, Année de l’éducation et de la culture, afin d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain », a déclaré le Chef de l’État.
L'objectif est clair : former un citoyen patriote, compétent et responsable. Pour le Président, la culture ne doit pas être un simple apparat, mais le « pilier de l’identité nationale », intégré aux programmes éducatifs pour consolider la cohésion sociale.
Le Chef de l’État n’a pas manqué de rappeler que cette ambition nécessite l’implication de tous : État, collectivités, familles et secteur privé. Tout en célébrant cette priorité éducative, il a instruit le Gouvernement de maintenir la cadence des réformes dans les secteurs vitaux tels que l'énergie, l'eau, les mines et l'agriculture.
La cérémonie s'est achevée sur une note de vigilance, le Président appelant à la mobilisation collective pour anticiper les défis et garantir une stabilité nationale pérenne.
Cyril DAKPITI