La nomination de Patricia Lamah au poste de ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités a provoqué de nombreuses réactions en Guinée. Choisie par le président Mamadi Doumbouya pour intégrer le premier gouvernement de son mandat constitutionnel, cette entrepreneure très suivie sur les réseaux sociaux s’est imposée, en quelques heures, au centre du débat public.
Connue du grand public comme promotrice d’une marque de soins capillaires et coiffeuse spécialisée dans les cheveux naturels, son arrivée au gouvernement a surpris une partie de l’opinion. Beaucoup ignoraient en effet que derrière cette image d’actrice du secteur de la beauté se cache un profil académique et professionnel plus large, éloigné des clichés qui ont accompagné sa désignation.
Patricia Lamah est juriste de formation. Titulaire d’un master en droit privé obtenu à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, après un baccalauréat au lycée Sainte-Marie de Conakry, elle a d’abord exercé dans le secteur juridique, notamment au sein de plusieurs institutions bancaires. En 2017, elle se lance dans l’entrepreneuriat en créant Pat’s Natural Beauty, une marque aujourd’hui reconnue au-delà des frontières guinéennes.
Distinguée lors de concours professionnels en Côte d’Ivoire, mariée et mère de famille, la nouvelle ministre affirme vouloir mettre son engagement au service des femmes et des familles guinéennes. Sa nomination s’accompagne désormais de fortes attentes, notamment sur la lutte contre les violences basées sur le genre et la défense des droits des femmes, des priorités régulièrement mises en avant par les organisations de la société civile.
Jeremy Ahossou