À l’occasion d’une rencontre citoyenne le samedi 31 janvier 2026, avec les populations et la presse à Lomé, la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson a recentré le débat public sur les responsabilités fondamentales de l’État face aux attentes sociales. Loin d’un simple exercice politique, cet échange s’est voulu un cadre de redevabilité et de pédagogie démocratique, permettant à l’élue d’expliquer les enjeux parlementaires tout en recueillant les préoccupations concrètes des citoyens dans un contexte national tendu.
Au cœur des discussions, la question du rôle du Parlement a occupé une place centrale. La députée a insisté sur la mission de contrôle de l’action gouvernementale, qu’elle juge insuffisamment assumée par l’institution. Elle a également évoqué l’action de son regroupement politique, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), qu’elle présente comme une force de veille et d’alerte, engagée à défendre les intérêts des populations malgré les contraintes politiques actuelles.
L’éducation nationale a constitué l’un des axes majeurs de son intervention. S’appuyant sur des constats de terrain réalisés lors de visites d’écoles, notamment à Massouhoin, Brigitte Adjamagbo-Johnson a dénoncé la dégradation avancée des infrastructures scolaires et ses conséquences sur la qualité de l’enseignement. Elle a indiqué avoir officiellement saisi les autorités compétentes, appelant à des investissements urgents pour garantir un cadre d’apprentissage digne aux élèves et des conditions de travail acceptables aux enseignants.
La députée est également revenue sur des sujets sensibles, notamment son vote contre le budget 2026, qu’elle estime déconnecté des priorités sociales, ainsi que sur les violences de juin 2025 et l’insécurité persistante. Elle a regretté l’absence de débats parlementaires sur ces événements et dénoncé l’impunité entourant certaines agressions, dont celle de septembre 2024. Malgré une forte présence sécuritaire lors de la rencontre, l’élue a maintenu un dialogue ouvert avec les citoyens, réaffirmant sa volonté de porter leurs préoccupations et de refuser toute forme de silence face aux injustices.
Jeremy Ahossou