La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a annoncé une série de coupures d’électricité dans plusieurs quartiers du Grand Lomé à compter de ce mercredi, officiellement pour des travaux de maintenance sur le réseau. Ces interruptions, prévues jusqu’au dimanche 1er février 2026 et s’étalant généralement entre 9h et 14h, suscitent déjà de vives inquiétudes chez les habitants, confrontés une fois de plus à une perturbation de leur quotidien.
Si la CEET justifie ces coupures par la nécessité de sécuriser les installations et de prévenir d’éventuelles pannes, la méthode interroge. Dans une capitale économique où les activités commerciales, artisanales et numériques dépendent fortement de l’électricité, ces interruptions en pleine journée pénalisent lourdement les ménages et les petits opérateurs économiques, souvent sans solutions alternatives fiables.
Dès la première journée, plusieurs quartiers comme Akato, Segbe Kpodji, Dalime, Daliko, Attiome et leurs environs sont concernés, avant une extension progressive à d’autres zones telles que Agoè Legbassito Sokladji, Cacaveli, Massoyi ou encore Baguida. Cette planification morcelée, bien que communiquée, donne l’impression d’une routine devenue presque banale, tant les coupures électriques restent récurrentes dans le Grand Lomé.
Au-delà des excuses présentées par la compagnie, ces nouvelles interruptions remettent sur la table la question de la fiabilité durable du réseau électrique togolais. Les populations attendent davantage qu’une simple annonce de maintenance : elles réclament des investissements structurels et une amélioration réelle du service, afin que l’électricité cesse d’être un facteur d’incertitude permanente dans la vie urbaine.
Jeremy Ahossou