Au lendemain des élections législatives de janvier 2026, le vice-président du parti Les Démocrates, Eugène Azatassou, a livré une lecture sans détour des résultats enregistrés par sa formation. Invité sur le plateau d’ESAE TV, il a reconnu que le parti n’avait pas su mener un travail suffisant pour convaincre l’électorat, admettant une responsabilité interne dans cet échec politique.
Selon les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle, Les Démocrates ont obtenu 16 % des suffrages valablement exprimés au niveau national. Le parti n’a atteint le seuil de 20 % exigé par le Code électoral que dans neuf circonscriptions, loin des vingt-quatre requises, ce qui l’a empêché de décrocher des sièges à l’Assemblée nationale pour la 10ᵉ législature à venir.
Pour Eugène Azatassou, plusieurs facteurs expliquent cette contre-performance. Il pointe d’abord l’incapacité de l’opposition à se rassembler autour d’une dynamique commune, soulignant que « chacun est allé de son côté », laissant Les Démocrates isolés dans la bataille électorale. À cela se sont ajoutées, selon lui, des difficultés sur le terrain, notamment la dispersion de certains rassemblements du parti et l’absence de financement public depuis 2023.
Le dirigeant évoque une crise interne persistante, marquée par l’absence de désignation d’un candidat à la présidentielle de 2026 et la non-participation du parti aux élections communales. Dans ce contexte difficile, Eugène Azatassou a regretté le manque d’engagement des alliés politiques, appelant à une implication plus active et solidaire pour renforcer l’opposition face aux échéances futures.
Jeremy Ahossou