La Fédération de Russie a vivement condamné l’attaque armée menée fin janvier contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey et la base aérienne 101, qui abrite le commandement opérationnel des Forces conjointes de la Confédération des États du Sahel (AES). Dans un communiqué publié lundi, le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé cette action qu’il attribue à des groupes armés, indiquant qu’une quarantaine d’hommes auraient pris part à l’opération.
Selon Moscou, l’assaut a été repoussé grâce à une intervention coordonnée des forces armées nigériennes et de l’Africa Corps relevant du ministère russe de la Défense. La diplomatie russe a condamné « fermement cette nouvelle action des extrémistes », rappelant qu’une attaque similaire avait visé l’aéroport de Bamako en septembre 2024, dans un contexte sécuritaire tendu au Sahel.
Le communiqué russe évoque par ailleurs l’implication présumée de « forces extérieures », accusées de fournir un appui technique et opérationnel aux groupes armés. Moscou a réaffirmé sa volonté de renforcer la coopération sécuritaire avec les États membres de l’AES, notamment le Niger, dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilisation de la région sahélienne.
Sur le terrain, les affrontements ont éclaté dans la nuit du 28 au 29 janvier, peu après 23h GMT. Le ministère nigérien de la Défense a fait état de vingt assaillants neutralisés et de onze interpellations, ainsi que de quatre militaires blessés. Trois aéronefs civils et un dépôt de munitions ont été endommagés. Le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur les lieux le lendemain, saluant l’action des forces de sécurité et de leurs partenaires, tandis que plusieurs acteurs régionaux et l’Union africaine ont condamné l’attaque.
Jeremy Ahossou