À l’approche de l’élection présidentielle du 22 mars 2026 au Congo-Brazzaville, plusieurs organisations de la société civile expriment leur vive inquiétude face aux propos du général Serge Oboa, directeur général de la sécurité présidentielle. Ce dernier a récemment averti que toute manifestation dans l’espace public serait sévèrement réprimée, déclarant que les contrevenants seraient « punis sans état d’âme ».
Réunies à Brazzaville, cinq ONG ont dénoncé ces déclarations qu’elles jugent intimidantes et contraires aux libertés civiles et politiques. Elles estiment que le responsable de la sécurité présidentielle, chargé de la protection du président Denis Sassou Nguesso — lui-même candidat à sa succession — n’est pas habilité à intervenir dans le processus électoral ni à encadrer l’expression citoyenne, surtout dans un contexte aussi sensible.
Les ONG appellent ainsi le chef de l’État à rappeler à l’ordre les responsables de sa sécurité afin de préserver un climat électoral apaisé. De son côté, le gouvernement n’a pas souhaité réagir. Le scrutin du 22 mars verra Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, briguer un nouveau mandat après avoir été investi par son parti, le PCT.
Jeremy Ahossou