La convocation d’une réunion à l’initiative du président de la CAF, Patrice Motsepe, suscite de vives interrogations au sein de l’instance dirigeante du football africain. Plusieurs membres dénoncent un processus de préparation jugé opaque et une coordination défaillante entre les différentes composantes de l’organisation. Pour de nombreux observateurs, ces dysfonctionnements traduisent un malaise plus profond au sommet de la Confédération.
Selon la plateforme spécialisée WinWin, une partie significative des membres du Comité exécutif envisagerait de ne pas participer à la session prévue vendredi matin, certains évoquant même un boycott. Cette position serait motivée par l’absence d’informations claires sur l’ordre du jour et les sujets à débattre, alimentant ainsi un climat de méfiance grandissant.
Dans cette atmosphère tendue, le secrétaire général de la CAF, le Congolais Veron Omba, n’a toujours pas transmis l’ordre du jour aux membres concernés. Il justifie cette retenue par la crainte de fuites susceptibles d’alimenter les spéculations. Toutefois, cette décision semble renforcer les doutes et accentuer les crispations au sein du bureau exécutif, déjà critiqué pour sa gestion récente.
Au-delà de la réunion annoncée à Dar es Salaam, c’est l’image et la crédibilité administrative de la CAF qui se retrouvent mises à l’épreuve. Ces divisions internes soulèvent des interrogations sur la capacité de l’institution à préserver son unité et à conduire efficacement ses priorités stratégiques, dans un contexte où transparence et cohésion demeurent essentielles.
Jeremy Ahossou