À quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 12 avril au Bénin, de nombreux citoyens nourrissent l’espoir de voir s’ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre Cotonou et Niamey. Depuis le coup d’État survenu au Niger en 2023, les liens entre les deux pays se sont fortement détériorés, alimentant frustrations, incertitudes et blocages à la frontière. L’arrivée d’un nouveau chef d’État au Bénin pourrait ainsi offrir une occasion de relancer le dialogue entre les deux voisins.
Sur le terrain, cette attente est particulièrement forte chez les populations directement touchées par cette crise diplomatique. Des Nigériens vivant au Bénin comme des Béninois habitués aux échanges avec le Niger espèrent surtout une normalisation rapide. Au-delà des discours politiques, beaucoup souhaitent avant tout un retour à une circulation plus simple des personnes et des marchandises, dans une région où les liens humains, commerciaux et familiaux restent très importants.
La réouverture de la frontière apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux enjeux de cette future alternance politique. Sa fermeture continue de compliquer les déplacements entre Cotonou et Niamey, en augmentant à la fois les coûts, les délais et les difficultés logistiques pour les voyageurs. Certains estiment que le prochain président béninois sera attendu sur sa capacité à renouer le dialogue avec le Niger et à favoriser une sortie de crise durable
Jeremy Ahossou