Defense & Security


Burkina Faso - le gouvernement rejette les accusations de Human Rights Watch

last updated: Tuesday, April 7, 2026 9:00 AM
Source: NEW AFRIQUE

Ibrahim Traoré, président de la transition au Burkina Faso

Le gouvernement burkinabè a vivement rejeté le rapport publié par Human Rights Watch, dans lequel l’ONG accuse les forces armées et leurs supplétifs civils d’être responsables de nombreuses morts de civils depuis 2023. Dans un communiqué officiel, les autorités ont qualifié ce document de rapport mensonger, estimant qu’il repose sur des affirmations infondées et une lecture biaisée de la situation sécuritaire du pays.


Selon Ouagadougou, cette publication ne reflète ni la complexité de la lutte engagée contre les groupes armés terroristes ni les efforts consentis par les forces combattantes sur le terrain. Le pouvoir rappelle que l’armée nationale, appuyée par les Volontaires pour la défense de la patrie, mène depuis plusieurs années une guerre difficile dans un contexte marqué par des attaques récurrentes contre les populations et les positions militaires.


Les autorités burkinabè dénoncent également ce qu’elles considèrent comme une tentative de fragilisation du pays à travers des accusations portées au moment où l’État intensifie ses opérations sécuritaires. Le gouvernement soutient que ses forces agissent dans le cadre de la défense du territoire et de la protection des citoyens, et accuse certaines organisations étrangères de relayer une vision déconnectée des réalités du terrain.


Dans sa réaction officielle, le gouvernement a réaffirmé son rejet total des conclusions du rapport de HRW et a laissé entendre qu’il pourrait prendre des mesures à l’encontre de certaines structures qu’il accuse de nuire à l’image du Burkina Faso. 

De son côté, Human Rights Watch affirme avoir fondé son enquête sur des témoignages, des entretiens et des sources ouvertes recueillis dans plusieurs pays de la sous-région.

 

Jeremy Ahossou 


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