Le mandat de Mohamed Bazoum a officiellement pris fin ce jeudi 2 avril 2026 au Niger, près de trois ans après son renversement par les militaires en juillet 2023. Depuis ce changement de pouvoir, l’ancien président est maintenu avec son épouse dans une aile de la résidence présidentielle à Niamey, sans qu’aucune procédure judiciaire formelle n’ait été publiquement engagée à ce jour. Selon ses proches, il lui est permis d’échanger chaque semaine avec ses enfants.
Depuis sa chute, plusieurs démarches diplomatiques et appels internationaux ont été enregistrés en faveur de sa libération. Des initiatives venues notamment du Togo, du Morocco et d’autres acteurs extérieurs n’ont toutefois pas abouti. En mars dernier, le Parlement européen a également adopté une résolution demandant sa libération avant la fin de son mandat, une position rejetée par les pays de l’Alliance des États du Sahel, qui y voient une ingérence dans les affaires internes nigériennes.
Avec l’expiration officielle du mandat de Mohamed Bazoum, le dossier entre désormais dans une nouvelle phase politique au Niger. Les autorités de transition, dirigées par le général Abdourahamane Tiani, poursuivent la gestion du pays dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires, institutionnels et diplomatiques.
Pour l’heure, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie ne communique plus publiquement sur la situation de l’ancien président.
Jeremy Ahossou