La Chine a réaffirmé ses ambitions sur le continent africain à travers la récente tournée de son vice-président Han Zheng au Kenya, en Afrique du Sud et aux Seychelles. Ce déplacement, mené du 24 au 30 mars, s’inscrit dans une stratégie de rapprochement politique et économique avec plusieurs partenaires africains. Commerce, coopération et influence géopolitique ont dominé les échanges au cours de cette visite.
À Nairobi, Pékin a mis en avant une mesure forte en annonçant la suppression des droits de douane pour 53 pays africains à partir du 1er mai. Cette initiative vise officiellement à stimuler les exportations africaines vers la Chine, tout en consolidant les relations commerciales entre les deux parties. Derrière cette ouverture, la Chine cherche aussi à renforcer sa présence économique dans un contexte international marqué par les rivalités commerciales.
En Afrique du Sud comme aux Seychelles, le discours chinois a également insisté sur le partenariat stratégique et le développement commun. Pékin veut apparaître comme un allié durable du continent, capable d’offrir des projets concrets et un soutien diplomatique face aux puissances occidentales.
À travers cette tournée, la Chine poursuit ainsi une politique d’influence méthodique et discrète en Afrique.
Jeremy Ahossou