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Africa - Nations Unies : L’AES appelle à situer les responsabilités sur l’abolition de l’esclavage

last updated: Monday, March 30, 2026 9:21 PM
Source: New Afrique

Image d'illustration

 À l’occasion de la commémoration de la Journée de l’abolition de l’esclavage et du commerce transatlantique des esclaves, la Confédération des États du Sahel (AES) a livré une déclaration marquante à la tribune des Nations Unies, le mercredi 25 mars 2026, à New York.

 

Prenant la parole au nom de l’AES, qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso, Saïdou Zongo, ambassadeur et représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies, a rendu un hommage appuyé aux millions de victimes de l’esclavage.

« Les pays membres de la Confédération s’inclinent avec respect devant la mémoire de toutes les personnes innocentes qui ont subi ces actes ignobles », a-t-il déclaré, dénonçant avec force « une période sombre de l’histoire humaine durant laquelle des êtres humains ont été réduits à l’état de ‘’choses ‘’, privés de leur dignité et de leur humanité ».

Au-delà du devoir de mémoire, l’AES estime que cette commémoration doit être un moment de vérité.

Pour l’organisation, il ne s’agit pas seulement d’honorer les victimes, mais aussi de situer les responsabilités historiques et d’engager une action collective en faveur de la justice, afin que de telles atrocités ne se reproduisent plus.

Par ailleurs, la Confédération regrette « le silence de certains États sur cette question », tout en soulignant le contraste avec la mobilisation internationale autour d’autres tragédies humaines.

Elle appelle ainsi à une reconnaissance pleine et entière des faits, ainsi qu’à des actions concrètes de réparation.

Dans sa déclaration, l’AES dénonce également ce qu’elle qualifie de postures « pseudo-humanistes et néocolonialistes » de certaines puissances, accusées de perpétuer des logiques d’exploitation du continent africain.

Elle établit un parallèle entre l’esclavage d’hier et les défis sécuritaires actuels au Sahel, évoquant notamment le rôle de groupes armés et de réseaux criminels dans l’instabilité régionale.

Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel réaffirme son engagement en faveur de la dignité des peuples africains, y compris à travers la question des réparations.

Elle a également salué l’initiative de Union africaine visant à faire adopter une Résolution qualifiant l’esclavage et la traite transatlantique de crime parmi les plus graves contre l’humanité.

En tout cas, L’AES a exprimé sa reconnaissance au Ghana pour son « rôle moteur » sur ce dossier, ainsi qu’au président John Dramani Mahama pour son engagement personnel.

Amadou Traoré 


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