Face à la hausse des tarifs du transport interurbain, jugée « excessive », la ministre des Transports et des Infrastructures a instruit aux « acteurs concernés à se conformer strictement aux conclusions issues de la réunion élargie du Conseil national de Transport public de passagers, tenue ce même jour ».
« Ces hausses ne sont pas proportionnelles à l’augmentation des prix des produits pétroliers enregistrée à la pompe le 28 mars dernier », déplore le ministère des Transports et des Infrastructures dans un communiqué publié, ce mercredi 1er avril 2026, rappelant que toute révision des tarifs dans le secteur du transport routier doit impérativement s’inscrire dans un cadre réglementé. «Celui-ci repose sur un mécanisme de concertation prédéfini réunissant l’Administration publique ainsi que les organisations socio-professionnelles du secteur.
Une démarche jugée essentielle pour garantir l’équilibre entre les intérêts des transporteurs et la protection des usagers », explique le département en charge des Transports et des Infrastructures. avant d'instruire « tous les acteurs concernés à se conformer strictement aux conclusions issues de la réunion élargie du Conseil national de Transport public de passagers, tenue ce même jour », face à cette hausse excessive des prix du transport interurbain.
Le ministère invite les acteurs « à faire preuve de compréhension et de civisme dans ce contexte marqué par des tensions sur les prix du carburant ».
Après la hausse du prix des hydrocarbures au Mali, décidé le 28 mars dernier le gouvernement, certaines compagnies de transport interurbain ont revu à la hausse celui de leurs billets.
Amadou Traoré