Economy


Mali - 1587,1 milliards de FCFA de dette intérieure payés en 2025

last updated: Saturday, June 20, 2026 12:54 PM
Source: New Afrique

Image d'illustration

« Gestion efficace de la trésorerie : levier stratégique de la gestion des finances publiques ». Tel est le thème de 

Le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou a présidé, le jeudi 18 juin 2026, la 3è édition de la Rencontre annuelle des services de Trésor (RAST). Les chiffres relevés montrent qu'en 2025, le gouvernement a déboursé 1587,1 milliards de FCFA pour payer la dette intérieur du pays.

 

Dans son intervention, le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Siaka Samaké a rappelé : « La gestion optimale de la trésorerie constitue un pilier essentiel de la performance budgétaire. Elle permet à l’État de respecter ses engagements financiers, d’assurer le fonctionnement régulier des services publics et de préserver les grands équilibres budgétaires ».

Le responsable du Trésor public a salué les réformes engagées par les autorités financières, qui ont favorisé une hausse significative des ressources publiques en 2025. 

« Ces efforts ont notamment permis d’accélérer le règlement de la dette intérieure. Les efforts de paiement de la dette intérieure se sont chiffrés à 1 587,1 milliards de FCFA au titre de l’exercice 2025 », a-t-il précisé. 

Et d’expliquer : « Grâce à cette politique, le stock des instances de paiement au Trésor est passé de 503,4 milliards de FCFA à fin décembre 2024 à 308,9 milliards FCFA à fin décembre 2025. La tendance s’est poursuivie au cours du premier semestre 2026. À la date du 18 juin, le stock des instances de paiement s’établissait à 231,5 milliards de FCFA, contre 475,6 milliards de FCFA à la même période de l’année précédente. Sur ce montant, les mandats au titre de l’exercice 2025 représentent 34,9 milliards de FCFA, dont 14,3 milliards de FCFA dus aux opérateurs économiques ». 

Aussi, rassure le Directeur général du Trésor : « des mesures sont en cours afin de réduire progressivement les délais de paiement et d’améliorer davantage la qualité du service rendu aux partenaires économiques de l’État ».

Pour consolider les acquis, les responsables financiers misent sur une mobilisation accrue des ressources intérieures, notamment grâce à la digitalisation des services publics. C’est dans cette optique qu’un panel de haut niveau a été organisé sur le thème : « Apport de la digitalisation dans la mobilisation des ressources publiques ». 

Selon les organisateurs, cette thématique se justifie par les performances enregistrées en matière de collecte des recettes en 2025, les efforts de modernisation des administrations financières ainsi que le déploiement progressif des moyens de paiement électroniques par le Trésor public.

Quant au ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, il soutient : « Le thème retenu cette année revêt un caractère stratégique dans un contexte économique marqué par des besoins croissants de financement ». 

Et de souligner : « Une gestion efficace de la trésorerie publique est indispensable pour assurer la continuité des services publics, respecter les engagements financiers de l’État et soutenir le secteur privé à travers un règlement diligent de la dette intérieure ».

Le patron de l’hôtel des Finances s’est félicité des « résultats obtenus en 2025 et au cours du premier semestre 2026 dans le paiement des créances dues aux opérateurs économiques ». Par ailleurs, le ministre Sanou a mis « en avant les performances macroéconomiques du Mali, qui a respecté, en 2025, les 3 critères de premier rang du Pacte de convergence de l’UEMOA : le déficit budgétaire global s’est établi à -1,6 % du PIB, bien en dessous de la norme communautaire de -3 %. Le taux d’inflation a été contenu à 2,3 %, contre un plafond de 3 %, tandis que l’encours de la dette publique a représenté 41,8 % du PIB, loin du seuil communautaire fixé à 70% ». 

Face à la diminution des appuis budgétaires extérieurs, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources internes et de poursuivre les réformes destinées à améliorer la planification budgétaire, l’allocation des ressources et la maîtrise des équilibres financiers. 

Cette 3è édition de la RAST confirme ainsi la volonté des autorités maliennes de moderniser la gestion des finances publiques et de faire de la trésorerie un véritable instrument de stabilité économique et de soutien à la croissance.

Amadou Traoré


Advertisement Santa Margherita Wines