Le Ghana accueille depuis le 17 juin à Accra un sommet international consacré aux réparations liées à l’esclavage et au colonialisme. Cette rencontre, baptisée « Prochaine étape », réunit durant trois jours des chefs d’État africains, des responsables politiques, des représentants de la diaspora et des organisations internationales afin de définir une stratégie commune après l’adoption, en mars dernier, de la résolution de l’ONU reconnaissant les conséquences durables de la traite transatlantique.
Parmi les personnalités présentes figurent notamment les présidents du Ghana, John Mahama, du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, du Liberia, Joseph Boakai, de la Namibie, Netumbo Nandi-Ndaitwah, ainsi que plusieurs autres dirigeants africains et responsables de l’Union africaine. Les discussions visent à harmoniser les positions de l’Afrique et des pays des Caraïbes afin de porter d’une seule voix les revendications en faveur de la justice réparatrice.
Les participants ont souligné que la question des réparations ne se limite pas à une compensation financière. Elle englobe également la reconnaissance des injustices historiques, la restauration de la dignité des peuples africains et la lutte contre les conséquences contemporaines de l’esclavage, notamment les formes persistantes de discrimination raciale. Les représentants de la diaspora afrodescendante ont également insisté sur leur rôle central dans ce processus de mémoire et de réparation.
Au-delà des déclarations, le sommet entend mettre en place des mécanismes concrets pour faire avancer ce dossier. Les débats portent notamment sur la création d’un forum transcontinental permanent, le renforcement de la coopération entre l’Afrique et les Caraïbes, ainsi que la restitution des œuvres d’art spoliées. Les participants espèrent adopter une déclaration finale qui servira de feuille de route pour transformer les engagements politiques en actions durables..
Jeremy Ahossou