Le Ghana accueille à partir de ce mercredi 17 juin un sommet international consacré aux réparations liées à l’esclavage et au colonialisme. Pendant trois jours, experts, responsables gouvernementaux et chefs d’État se réuniront à Accra pour réfléchir aux actions concrètes à mettre en œuvre afin de réparer les conséquences de ces pages sombres de l’histoire.
Cette rencontre intervient après une avancée importante avec l’adoption par l’ONU d’une résolution reconnaissant l’esclavage comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité.
Au cœur des discussions figure la question des réparations sous différentes formes. Les participants estiment que le sujet ne se limite pas à une compensation financière. Les débats porteront également sur les excuses officielles des pays impliqués dans la traite négrière, la restitution d’œuvres d’art, les programmes éducatifs ainsi que les investissements destinés à réduire les inégalités héritées de l’esclavage et du colonialisme.
Le choix du Ghana pour accueillir ce sommet n’est pas anodin. Le pays abrite plusieurs sites historiques majeurs de la traite transatlantique, notamment les forts de Cape Coast et d’Elmina, d’où des millions d’Africains ont été déportés vers les Amériques. Les autorités ghanéennes espèrent que cette rencontre débouchera sur une feuille de route claire afin de faire progresser la reconnaissance des préjudices subis et renforcer la place de l’Afrique dans les grandes instances internationales.