La Namibie, la Tunisie et le Gabon occupent les trois premières places africaines en matière de transition énergétique en 2026, selon le dernier rapport du Forum économique mondial (WEF) réalisé avec le cabinet Accenture. L’étude, qui évalue les performances énergétiques de 120 pays à travers le monde, mesure à la fois l’efficacité des systèmes énergétiques et leur niveau de préparation à une transition durable. Avec un score de 56,2 points, la Namibie se classe première en Afrique et 61e au niveau mondial.
La performance namibienne s’explique notamment par une forte utilisation des énergies renouvelables, principalement l’hydroélectricité, ainsi que par des investissements croissants dans les projets d’énergie propre et d’hydrogène vert. Derrière elle, la Tunisie et le Gabon complètent le podium continental, tandis que l’Afrique du Sud, le Maroc, Maurice, le Cameroun, le Nigeria, l’Égypte et le Ghana figurent également dans le Top 10 africain.
Le rapport souligne par ailleurs que l’Afrique subsaharienne est la région du monde ayant enregistré la plus forte progression cette année. Son score moyen a augmenté de 1,2 % grâce à des avancées observées dans la réglementation, l’éducation, l’innovation et les investissements liés à l’énergie. Malgré cette amélioration, le continent reste confronté à d’importants défis, notamment le manque de financements et des contraintes structurelles qui ralentissent la transformation du secteur énergétique.
À l’échelle mondiale, la Suède conserve sa place de leader pour la troisième année consécutive, devant la Finlande, le Danemark, l’Estonie et la Norvège. Le rapport met toutefois en garde contre une transition énergétique de plus en plus inégale. Alors que plus de la moitié des pays ont amélioré leurs performances, les investissements dans les énergies propres demeurent concentrés dans un nombre limité d’économies, tandis que les pays émergents continuent de faire face à des coûts de financement élevés, à des retards d’infrastructures et à de nouvelles pressions liées aux tensions commerciales et aux conflits.
Jeremy Ahossou