La scène politique béninoise enregistre un nouveau mouvement à l’approche de l’élection présidentielle de 2026. Chabi Yayi, fils de l’ancien chef de l’État Boni Yayi, aurait choisi de soutenir Romuald Wadagni, actuel ministre de l’Économie et des Finances, cité parmi les figures susceptibles de porter les couleurs de la mouvance présidentielle. Cette orientation, encore non officialisée publiquement par l’intéressé, marque déjà un tournant dans les équilibres politiques en cours.
Cette prise de position intervient peu de temps après son départ du parti d’opposition Les Démocrates. Selon plusieurs informations relayées ces derniers jours, cette rupture serait liée à des divergences d’approche sur la stratégie politique à adopter. Alors que le parti campe sur une ligne de fermeté vis-à-vis du pouvoir en place, Chabi Yayi semblerait avoir privilégié une posture plus ouverte, en décalage avec celle défendue par son ancienne formation.
Le soutien envisagé à Romuald Wadagni serait motivé, selon certaines sources, par une logique de « pragmatisme ». Chabi Yayi estimerait en effet que plusieurs réformes économiques et institutionnelles engagées par le ministre méritent d’être prises en compte dans le débat politique national. Il verrait également en lui une personnalité capable de favoriser le dialogue et de proposer une nouvelle dynamique pour le pays.
Ce repositionnement intervient par ailleurs dans un contexte personnel et politique déjà sensible pour Chabi Yayi, récemment cité dans l’affaire liée à une présumée tentative de coup d’État, avant d’être remis en liberté sous convocation.
Son rapprochement avec un acteur de la mouvance présidentielle pourrait ainsi peser sur les futures alliances et accélérer la recomposition du paysage politique béninois, à mesure que l’échéance de 2026 se précise.
Jeremy Ahossou