La Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion de République de Guinée a annoncé le décès du commandant Aboubacar Diakité, survenu le 25 mars 2026 à 4h35. Le détenu purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah, dans le respect des dispositions légales en vigueur.
Ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, il purgeait sa peine à la prison de Coyah après son transfert consécutif à son enlèvement survenu en février dernier. Cette affaire avait déjà provoqué de nombreuses interrogations sur les conditions de sécurité autour de sa détention et sur les circonstances exactes de sa prise en charge.
D’après les autorités, son état de santé s’était fortement détérioré ces dernières semaines. Le communiqué officiel fait état de douleurs abdominales persistantes, de troubles du sommeil et d’autres complications physiques, avant une aggravation brutale dans la nuit du 23 mars. Évacué vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré, il n’a finalement pas survécu. La cause du décès avancée est « une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée ».
Au-delà de l’explication médicale, la mort de Toumba Diakité soulève déjà de nouvelles interrogations dans un dossier hautement sensible. Témoin central du procès du 28 septembre, il occupait une place particulière dans la mémoire judiciaire et politique du pays. Les autorités promettent un rapport détaillé à la justice, mais dans un climat déjà marqué par la méfiance, cette disparition risque d’alimenter encore davantage les doutes et les spéculations.
Amadou Traoré