Le sommet Africa Forward se poursuit ce mardi 12 mai à Nairobi avec une séquence davantage consacrée aux questions politiques et stratégiques du continent africain. Après une première journée centrée sur les échanges économiques entre entreprises africaines et françaises, la capitale kényane accueille désormais plusieurs chefs d’État et de gouvernement venus débattre de sécurité, de financement du développement et de coopération internationale.
Selon l’Élysée, 28 présidents africains devraient prendre part aux travaux, tandis que d’autres pays sont représentés par des vice-présidents ou des Premiers ministres.
Plusieurs dirigeants ouest-africains, notamment ceux du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Togo, figurent parmi les participants annoncés. En revanche, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ne participent pas à cette rencontre.
Les discussions accordent une place importante au climat des affaires et aux investissements privés, alors que de grandes entreprises opérant en Afrique réclament davantage de stabilité économique, des règles fiscales plus prévisibles et des mécanismes capables de réduire les risques liés aux investissements.
Les échanges portent également sur la réforme de l’architecture financière internationale, un projet soutenu par les présidents français et kényan afin d’adapter le système financier mondial aux besoins des pays du Sud. Les infrastructures, l’accès aux financements et la transition énergétique figurent aussi parmi les dossiers abordés durant le sommet.
En parallèle, les questions de paix et de sécurité sur le continent africain occupent une part importante des débats entre responsables politiques et acteurs économiques.
Jeremy Ahossou