Au lendemain de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) par le gouvernement ivoirien, les réactions de l’opposition se multiplient. Plusieurs partis et figures politiques dénoncent une décision prise sans concertation préalable et réclament l’ouverture rapide d’un dialogue national afin de définir les bases d’un nouveau système électoral jugé plus crédible et transparent.
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par Tidjane Thiam, critique une démarche “unilatérale” des autorités. Le parti pointe également du doigt un manque de clarté autour du budget consacré à la révision de la liste électorale pour 2026. Par la voix de son porte-parole Soumaïla Bredoumy, le PDCI insiste sur la nécessité d’une concertation inclusive entre tous les acteurs politiques avant toute nouvelle réforme électorale.
De son côté, l’ancienne Première dame Simone Ehivet, présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC), réclame elle aussi un dialogue politique national. Elle demande la mise en place d’un organe électoral réellement indépendant, un redécoupage électoral plus équilibré ainsi qu’une révision consensuelle de la liste électorale, des revendications régulièrement formulées par l’opposition à l’approche des scrutins.
D’autres personnalités appellent également à des réformes profondes du système électoral. L’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, propose notamment l’élaboration d’une nouvelle liste électorale directement liée à l’état civil afin de limiter les contestations sur les doublons et les irrégularités.
Pour plusieurs acteurs politiques, l’enjeu principal reste désormais la crédibilité des prochaines élections, alors que certains mettent en garde contre le risque de remplacer un système contesté par un autre tout aussi décrié.