Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré mercredi à Kinshasa qu’il était prêt à briguer un troisième mandat si la population congolaise le souhaitait. Lors d’une conférence de presse de plusieurs heures, le chef de l’État a affirmé qu’une éventuelle révision ou modification de la Constitution ne pourrait se faire sans l’avis du peuple à travers un référendum.
Au cours de cette rencontre avec les médias, Félix Tshisekedi a également défendu le projet de réforme constitutionnelle porté depuis plusieurs années par son parti, l’UDPS. Selon lui, cette réflexion ne relève ni d’une improvisation ni d’une provocation politique. Le président congolais a aussi évoqué des réformes liées au partenariat entre Kinshasa et Washington, laissant entendre que certains changements institutionnels pourraient être encouragés par le contexte international.
Le chef de l’État a par ailleurs estimé que les élections prévues en 2028 pourraient être compromises si le conflit armé persiste dans l’est du pays. Cette déclaration a rapidement suscité des réactions au sein de l’opposition. Plusieurs voix critiques accusent le pouvoir de vouloir contourner les dispositions constitutionnelles, tandis que des opposants dénoncent une source supplémentaire de tensions politiques dans le pays.
Jeremy Ahossou