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Togo - Treize détenus politiques encore en prison malgré un arrêt de la Cour d’appel

last updated: Monday, May 4, 2026 12:30 PM
Source: NEW AFRIQUE

Image d'illustration

Au Togo, la situation de treize détenus politiques continue d’alimenter les débats et les inquiétudes. Alors qu’une décision de la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, rendue le 18 février 2026, avait ordonné leur remise en liberté, les personnes concernées restent toujours en prison plusieurs semaines après le verdict. Une situation que plusieurs observateurs jugent préoccupante.


L’affaire a été portée sur la place publique par Kao Atcholi, président de l’Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO). Selon lui, ce dossier trouve son origine dans les manifestations organisées par la coalition C14 entre 2018 et 2019, période durant laquelle quatorze personnes avaient été arrêtées. Malgré une décision de la Cour de justice de la CEDEAO en 2023 réclamant leur libération, seules deux personnes avaient finalement quitté la prison.


D’après les explications de l’ASVITTO, une nouvelle procédure judiciaire avait ensuite été engagée contre plusieurs des détenus, débouchant sur des condamnations pouvant aller jusqu’à dix ans de prison. Saisie en appel, la justice togolaise avait finalement ordonné leur libération immédiate en février dernier. Cependant, cette décision n’aurait toujours pas été appliquée à ce jour, suscitant l’incompréhension des proches et des organisations de défense des droits humains.


Parmi les détenus concernés figurent notamment Adam Latif, Ali Agbo Marzouk, Banavei Bala dit « Général du 19 août » et Marou Abdoul Razak alias « Vis-à-vis ». Au-delà de cette affaire, Kao Atcholi attire également l’attention sur les conditions carcérales au Togo. Il évoque une forte surpopulation à la prison civile de Lomé, où environ 2 250 détenus seraient incarcérés pour une capacité prévue de seulement 600 places.

 

Jeremy Ahossou 


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