À l’occasion de la célébration de l’indépendance, le 27 avril 2026, le discours du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a suscité une réaction immédiate d’une partie de l’opposition. Plusieurs regroupements politiques, dont la DMK-Originale, la DMP, la LDP et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution », ont publié une déclaration commune pour exprimer leur désaccord.
Ces formations politiques jugent que l’allocution officielle reste éloignée des préoccupations concrètes des citoyens. Elles estiment que le message met davantage l’accent sur des principes généraux que sur des résultats tangibles après de nombreuses années de gouvernance.
Les signataires dénoncent également l’absence d’un véritable bilan des politiques publiques. Selon eux, cette lacune reflète des difficultés à apporter des réponses efficaces aux besoins essentiels des populations, notamment en matière de santé, d’accès à l’électricité et à l’eau potable, dans un contexte économique jugé fragile.
Sur le plan social, l’opposition met en avant les difficultés croissantes auxquelles font face les jeunes, en particulier le chômage et le manque d’opportunités. Elle considère que le décalage entre les discours officiels et la réalité quotidienne contribue à renforcer le malaise au sein de la société.
Pour finir ce regroupement continue de critiquer le passage à la Cinquième République, qu’ils estiment inadapté aux enjeux actuels. Sceptiques quant à l’appel au dialogue lancé par le pouvoir, ils plaident pour une transition politique inclusive et appellent les citoyens à rester mobilisés afin de faire face aux défis du pays.
Jeremy Ahossou