Huit responsables de partis d’opposition ont été interpellés le samedi 25 avril à Ndjamena, dans un contexte politique particulièrement tendu. Ces personnalités appartiennent toutes au Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), une coalition récemment dissoute par une décision de la Cour suprême. Les arrestations se sont déroulées sans communication officielle sur les motifs ni présentation de mandat, suscitant de nombreuses interrogations.
Selon des sources proches de la coalition, la première interpellation a eu lieu au domicile d’un des dirigeants, avant que d’autres responsables ne soient arrêtés dans les locaux d’un parti où ils s’étaient réunis en urgence. Les forces de sécurité auraient également causé des dégâts matériels sur place. Plusieurs figures importantes de l’opposition figurent parmi les personnes arrêtées, actuellement détenues dans les locaux de la police judiciaire, sans accès à leurs avocats.
Ces événements surviennent au lendemain de l’interdiction officielle du GCAP, accusé par les autorités de troubler l’ordre public. La coalition avait en effet lancé un appel à manifester début mai pour exprimer son mécontentement.
Pour l’heure, aucune déclaration supplémentaire n’a été faite par les autorités concernant les arrestations, laissant planer une incertitude sur la suite de la situation politique dans le pays.
Jeremy Ahossou