À l’issue de son assemblée générale d’information, tenue le 14 avril 2026, une partie de la Synergie des syndicats de l’éducation a déposé sur la table du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, un préavis de grève de 3 jours (72h) du mercredi 13 au vendredi 15 mai 2026 inclus, si leurs principales revendications ne trouvent pas de réponses satisfaisantes.
En effet, cette décision intervient dans un contexte national marqué par le problème de redéploiement des enseignants détenteurs de Licence au niveau secondaire qui oppose une partie de la Synergie des syndicats des enseignants au ministère de l’Education nationale.
Dans leur déclaration, les syndicats signataires du 15 octobre 2016, notamment le SYNEM, le SYNEFCT, le SYLDEF et la FENAREC, se réfèrent aux résolutions issues de leurs récentes assemblées générales pour justifier leur démarche.
Ils exigent, entre autres, « l’application immédiate du Procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019, notamment en son point 10 relatif à l’accès des enseignants fonctionnaires des Collectivités aux services centraux ; l’application du Procès-verbal du 13 décembre 2022 concernant la prime spéciale des enseignants ».
Les syndicats frondeurs demandent également « l’annulation pure et simple de plusieurs correspondances du ministère de l’Éducation nationale, datées du 28 décembre 2023, du 30 octobre 2024 et du 2 avril 2026 ».
Parmi les autres revendications figurent « le redéploiement des enseignants détenteurs de Licence au niveau secondaire ; la réforme de la formation des enseignants à l’École normale supérieure (ENSUP), ainsi que la réouverture des Facultés ».
En outre, lesdits syndicales réclament « la relecture immédiate des textes régissant le personnel enseignant, inadaptés aux réalités actuelles du système éducatif ».
Par ailleurs, tout en se disant ouverts au dialogue, les syndicats frondeurs préviennent qu’ils se réservent « le droit d’observer une grève de 72 heures, allant du mercredi 13 au vendredi 15 mai 2026 inclus, si leurs revendications ne trouvent pas de réponses satisfaisantes ».
Ce nouveau bras de fer en perspective entre les syndicats de l’éducation et les autorités pourrait avoir des répercussions sur le déroulement normal des activités scolaires, à quelques semaines de la fin de l’année académique 2025-2026.
Amadou Traoré