Le Mali a connu un réveil sous tension ce samedi 25 avril 2026, marqué par des détonations visant plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMa) à travers le pays. De Kati à Gao, en passant par Sévaré, des tirs et explosions ont été signalés dès les premières heures de la matinée, selon des sources concordantes.
Aux environs de 5 heures du matin, de fortes explosions ont été entendues à Kati, notamment à proximité du domicile d’un ministre. « Les détonations étaient intenses et répétées », confie un habitant joint sur place. À 6 h 30, des tirs nourris continuaient d’être signalés dans la zone, traduisant une situation encore instable.
Quelques minutes plus tard, vers 6 h 47, des coups de feu ont été entendus près du commissariat de la ville. À 6 h 48, c’est aux abords de l’aéroport international de Bamako-Sénou que des tirs ont été rapportés, alimentant l’inquiétude au sein des populations.
Dans le centre du pays, à Sévaré et à Mopti, la situation s’est également rapidement dégradée. À 7 h 20, des hommes armés, vêtus de boubous, ont été aperçus dans la ville de Mopti. Peu après, vers 7 h 35, des affrontements ont été signalés entre les FAMa et des assaillants assimilés à des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Dans le ciel de Bamako, la présence d’hélicoptères militaires témoignait de la riposte engagée par les forces de défense et de sécurité.
Une situation encore confuse, mais sous contrôle
À ce stade, les informations restent fragmentaires et aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités. Toutefois, plusieurs sources indiquent que la situation serait progressivement maîtrisée par les FAMa. « Les forces armées sont en train de sécuriser les zones touchées », avance une source, soulignant la mobilisation rapide des unités déployées.
Ces attaques simultanées rappellent la persistance de la menace terroriste sur le territoire national et la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire déjà marqué par des opérations militaires intensifiées dans plusieurs régions du pays.
Cyril DAKPITI