Au Palais des Congrès de Cotonou, le candidat à la présidentielle de 2026, Romuald Wadagni, a présenté les grandes orientations de son projet de société. L’actuel ministre de l’Économie et des Finances, qui ambitionne de succéder au président Patrice Talon, a mis en avant une vision structurée autour du développement humain, de la création de richesses et du renforcement des institutions.
Au cœur de son programme figure une nouvelle organisation économique basée sur les régions. Le candidat propose de valoriser les spécificités locales en s’appuyant sur des secteurs clés comme l’agriculture, l’industrie, le tourisme et l’innovation. Il insiste particulièrement sur le rôle central de l’agriculture, qu’il considère comme un levier majeur pour réduire la pauvreté, avec des mesures visant à améliorer les rendements et les conditions de vie des producteurs.
Dans cette dynamique, Romuald Wadagni prévoit un système de soutien aux agriculteurs incluant l’accès aux intrants, la mécanisation et un accompagnement technique. Il évoque également un mécanisme de partage des revenus permettant de financer les campagnes futures, de couvrir certains besoins sociaux et de constituer une épargne. Selon lui, ce modèle doit être adapté aux réalités rurales où les dispositifs classiques restent limités.
Le projet accorde aussi une place importante à l’industrialisation, à travers la création d’unités industrielles dans chaque région afin de favoriser l’emploi des jeunes et la transformation locale des matières premières. Parallèlement, il ambitionne de développer le tourisme sur tout le territoire et de promouvoir l’innovation via des écosystèmes numériques destinés à stimuler l’entrepreneuriat et les compétences technologiques.
Sur les plans économique et institutionnel, le candidat propose une plateforme d’inclusion financière capable d’accorder des crédits en un temps réduit, ainsi qu’un appui au secteur culturel. Il réaffirme également son engagement pour les libertés publiques et la sécurité, avec un renforcement des moyens des forces de défense et une coopération régionale accrue. « Si la pauvreté est une réalité mondiale, l’extrême pauvreté est un défi que nous pouvons affronter ensemble », a-t-il déclaré.
Jeremy Ahossou