Le Sénégal traverse une nouvelle zone de turbulences politiques après la démission, ce dimanche 24 mai 2026, du président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye. Cette décision intervient à peine 48 heures après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, un événement qui a déjà profondément bouleversé l’équilibre institutionnel du pays. Ce nouveau départ au sommet de l’État accentue les interrogations sur la stabilité de l’exécutif et du législatif.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Malick Ndiaye explique avoir pris sa décision « après une profonde réflexion », évoquant un choix « mûri dans le silence et la responsabilité ». Sans entrer dans les détails des tensions internes, il affirme avoir agi selon sa conception du rôle des institutions et de l’intérêt supérieur de la nation. Son message reste volontairement sobre, laissant planer plusieurs zones d’ombre sur les motivations réelles de son retrait.
Cette démission s’inscrit dans un contexte de fortes tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko. La rupture entre les deux figures majeures du pouvoir continue de provoquer des répercussions en chaîne au sein des institutions, notamment dans un Parlement dominé par le parti présidentiel PASTEF. Le départ de Malick Ndiaye est ainsi perçu comme un nouvel épisode d’un bras de fer politique en pleine évolution.
Jeremy Ahossou