Une fausse alerte concernant la présence supposée d’un lion blessé dans la capitale togolaise a provoqué ces derniers jours une vive inquiétude dans plusieurs quartiers de Lomé. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, évoquait un fauve en divagation dans la zone de Klobatémé, située dans la commune du Golfe 1. Face à l’ampleur de la psychose, les autorités togolaises ont officiellement démenti l’information et ouvert une enquête pour identifier les auteurs de cette rumeur virale.
Dans un communiqué conjoint publié le 19 mai 2026, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le ministre de l’Environnement, le professeur Komla Dodzi Kokoroko, ont indiqué que plusieurs personnes soupçonnées d’avoir diffusé les premiers contenus trompeurs sont actuellement entendues par les services compétents. Le gouvernement affirme vouloir situer les responsabilités dans la propagation de fausses informations jugées susceptibles de troubler l’ordre public.
Selon les autorités, des opérations de vérification et de ratissage ont été menées dès les premières alertes par les forces de sécurité et les agents des eaux et forêts dans toute la zone signalée. Les analyses effectuées sur les prélèvements recueillis sur place n’ont révélé aucun élément permettant de confirmer la présence d’un animal sauvage. Les autorités dénoncent également des procédés de manipulation numérique, évoquant notamment l’utilisation possible de contenus générés par intelligence artificielle pour amplifier la rumeur.
L’affaire du prétendu lion de Klobatémé a rapidement envahi les plateformes numériques, suscitant messages d’alerte, interrogations et mises en garde partagées massivement par les internautes. Le gouvernement togolais rappelle que la diffusion de fausses informations pouvant provoquer la panique expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires conformément à la législation sur la communication numérique.
Jeremy Ahossou