L’Organisation mondiale de la santé, Organisation mondiale de la santé, a annoncé ce dimanche 17 mai le déclenchement de son deuxième niveau d’alerte internationale face à l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo. L’organisation évoque une « urgence de santé publique de portée internationale » en raison du risque de propagation au-delà des frontières congolaises. Cette flambée est causée par le variant Bundibugyo, une souche particulièrement dangereuse contre laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe actuellement.
L’épidémie se concentre principalement dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC. Selon les derniers chiffres communiqués par l’OMS, huit cas ont été confirmés en laboratoire, tandis que plusieurs centaines de cas suspects et des dizaines de décès sont déjà recensés. Un cas confirmé a aussi été détecté à Kinshasa, alors qu’un décès lié à la maladie a été signalé à Kampala chez un voyageur revenant de la zone touchée.
Les autorités sanitaires redoutent une aggravation rapide de la situation dans cette région frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, marquée par d’importants déplacements de populations et une forte insécurité liée à la présence de groupes armés. Le ministre congolais de la Santé a rappelé que la souche Bundibugyo peut afficher un taux de létalité atteignant 50 %, ce qui alimente les inquiétudes des autorités et des organisations humanitaires.
Depuis la découverte du virus Ebola en 1976, plus de 15 000 personnes ont perdu la vie en Afrique lors de différentes flambées épidémiques. Le variant Bundibugyo reste toutefois rare, avec seulement deux précédentes épidémies recensées dans le monde, en Ouganda en 2007 et en République démocratique du Congo en 2012. La flambée actuelle constitue la 17e épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis l’apparition du virus.
Jeremy Ahossou