Une vive polémique secoue actuellement le Togo après l’annonce d’une grève de la faim menée par treize détenus à la prison civile de Lomé. Cette action, entreprise pour dénoncer leur maintien en détention malgré des décisions judiciaires favorables, suscite des réactions dans les milieux politiques et auprès des organisations de défense des droits humains.
La secrétaire générale de la CDPA, Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson, a réagi publiquement en dénonçant ce qu’elle considère comme une remise en cause des principes de l’État de droit. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, elle affirme que ces détenus ont choisi cette forme de protestation afin d’exiger l’application des décisions de justice ordonnant leur libération.
La députée rappelle avoir déjà interpellé le gouvernement sur cette question à travers une question orale adressée au ministre de la Justice le 22 avril 2026. Elle avait alors évoqué plusieurs cas jugés préoccupants, notamment ceux de la militante Essossimna Marguerite Gnakadé, du journaliste Jean-Paul Oumolou et de l’humoriste Akpoua Gros, en soulignant des détentions prolongées et l’inexécution de certaines décisions judiciaires.
Dans sa déclaration, Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson appelle les autorités togolaises à procéder à la libération des détenus concernés conformément aux décisions rendues par les juridictions compétentes. De leur côté, plusieurs organisations de défense des droits humains suivent l’évolution de la situation et demandent une issue rapide à cette affaire.
Jeremy Ahossou