Conférencier principal d’un panel inaugural de haut niveau, dans le cadre de la 2è session de la Conférence internationale sur la Sécurité en Afrique à Kigali (ISCA 2026), intitulé « Évolution du paysage sécuritaire en Afrique : systèmes autonomes et nouveaux défis sécuritaires », le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, a plaidé pour une autonomie stratégique africaine face aux nouvelles menaces sécuritaires.
Ainsi au long de son intervention, le chef de la diplomatie malienne a déploré les mutations du paysage sécuritaire induites par l'essor des technologies militaires autonomes et de l'intelligence artificielle.
Aussi, a-t-il plaidé pour « la souveraineté et l'autonomie stratégique ».
Il a profité de l’occasion pour expliquer : « l'expérience du Mali dans la lutte contre les groupes armés terroristes démontre que l'indépendance de décision et la sortie de tout schéma de dépendance sont indispensables à l'accomplissement des missions régaliennes des États ».
S’agissant de la menace terroriste accrue par des ingérences extérieures, le ministre Diop a mis en lumière « la nature asymétrique des conflits au Sahel, exacerbée par le terrorisme militaire, économique et médiatique, et dénoncé les soutiens étatiques étrangers apportés aux coalitions terroristes à travers la fourniture d'équipements et de drones ».
Par ailleurs, a-t-il fait savoir : « la maîtrise de ces technologies est désormais un enjeu majeur de souveraineté, d’industrie de défense et de formation de la jeunesse ».
Parlant de la dimension régionale de la Sécurité, le ministre Abdoulaye Diop dira : « aucune réponse durable ne pourra être uniquement nationale et a mis en avant la Confédération AES comme l'illustration de la détermination du Burkina, du Mali et du Niger à se prendre en charge sur la base d'un leadership authentiquement africain ».
Amadou Traoré