Le Port autonome de Lomé tourne au ralenti depuis le mardi 11 août 2026. À l’appel du SYAPAL, les travailleurs observent une grève de 72 heures, prévue jusqu’au jeudi 13 août à 23h59. Le mouvement intervient après plusieurs mois de tensions entre le syndicat et la direction générale.
Le conflit porte notamment sur douze revendications. Elles concernent les statuts professionnels des agents, des treuillistes et des dockers, mais aussi le respect de certains accords anciens et la réparation de préjudices dénoncés par les travailleurs. Une première grève avait déjà été observée en juin avant d’être suspendue à la suite d’engagements de la direction à poursuivre les discussions.
Dans un poste sur sa page Facebook, la députée Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson apporte son soutien aux grévistes. Elle affirme suivre le dossier depuis 2024 et avoir déjà interpellé les autorités lors des débats budgétaires de 2025 et 2026. « Je soutiens sans réserve la grève des travailleurs du Port autonome de Lomé », déclare-t-elle, appelant au respect de leurs droits et à une solution rapide à leurs revendications.
L’élue critique également la gestion du Port et réclame davantage de transparence. Selon elle, « le pouvoir soixantenaire ne peut pas continuer à siphonner, dans l’opacité, les ressources du Port de Lomé », alors que les travailleurs continuent de dénoncer leurs conditions de travail. Elle estime que le Port doit fonctionner dans « la transparence, la justice sociale et le respect des travailleurs ».
Il faut noter que le Port autonome de Lomé joue un rôle majeur dans le commerce togolais et le transit régional. Une prolongation du mouvement pourrait perturber la chaîne logistique et affecter plusieurs acteurs économiques.
Jeremy Ahossou