Le milliardaire nigérian Aliko Dangote prévoit de poser en octobre 2026 la première pierre de sa future raffinerie de Lamu, au Kenya. Le projet, dont le coût a été revu à la baisse de 17 à 16 milliards de dollars, prévoit une capacité de traitement de 700 000 barils de pétrole brut par jour. Le chantier devrait durer moins de quatre ans et faire de l’installation la plus grande raffinerie d’Afrique de l’Est.
Implantée à proximité du port en eaux profondes de Lamu, la raffinerie vise à approvisionner non seulement le marché kényan, mais également l’Ouganda, la Tanzanie et le Soudan du Sud. Reliée au corridor LAPSSET, elle devrait renforcer les échanges régionaux et contribuer à réduire la dépendance de plusieurs pays est-africains aux importations de produits pétroliers raffinés. Le projet pourrait également générer environ 60 000 emplois directs et indirects durant sa construction et dans les activités connexes.
Les préparatifs techniques ont déjà débuté, avec notamment des études de sol et des travaux d’ingénierie. Le financement devrait reposer à 30 % sur des fonds propres et 70 % sur de la dette, tandis que les autorités kényanes ont mis en place un comité chargé du suivi du projet. Dangote affirme que les enseignements tirés de la construction de sa raffinerie de Lagos permettront de réduire les coûts et d’accélérer l’exécution.
Jeremy Ahossou