Le Burkina Faso a officiellement annoncé l’extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba, à la suite d’une procédure judiciaire engagée pour de graves faits présumés. Dans un communiqué du ministère de la Justice, les autorités burkinabè indiquent que cette démarche fait suite à une dénonciation déposée le 5 janvier 2026 auprès du parquet de Ouaga I, mettant en cause plusieurs personnes civiles et militaires, dont l’intéressé, pour des actes attentatoires à la sûreté et à la sécurité de l’État.
Selon le document, le procureur du Faso a sollicité l’ouverture d’une information judiciaire et la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre Paul Henri Sandaogo Damiba. Les faits reprochés portent notamment sur le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, l’incitation à la commission d’infractions, le recel aggravé et le blanchiment de capitaux, des infractions prévues et punies par le code pénal burkinabè et les textes relatifs à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le 6 janvier 2026, le juge d’instruction a formellement ouvert une information judiciaire avant de décerner un mandat d’arrêt international. Dans ce cadre, les autorités burkinabè ont eu recours à la coopération pénale internationale avec la République togolaise afin d’obtenir l’extradition du suspect. Cette demande a été examinée par la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, qui a rendu, le 16 janvier 2026, un arrêt favorable à l’extradition.
Paul Henri Sandaogo Damiba a ainsi été effectivement extradé vers le Burkina Faso, où il est arrivé le 17 janvier 2026 pour répondre des faits qui lui sont reprochés. Le gouvernement burkinabè a exprimé sa reconnaissance aux autorités togolaises pour cette collaboration judiciaire, estimant qu’elle illustre la solidité des relations de coopération et de bon voisinage entre les deux pays.
Jeremy Ahossou