Le président national du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), Jonas Komlan A. Siliadin, a réagi à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, lors de l’installation du Conseil national du parti, le 5 septembre 2026 à Lomé. Dans son intervention, il a replacé cette décision dans le contexte des débats politiques actuels au Togo, notamment autour de la réforme constitutionnelle de 2024 et du mémorandum porté par plusieurs partis politiques et organisations de la société civile.
Pour le responsable du MPDD, la décision de la juridiction communautaire doit être prise en compte dans la recherche d’une issue politique. Le parti se montre notamment favorable à l’examen de la proposition d’une transition politique dans le cadre d’un dialogue national inclusif. « Nous sommes favorables à ce que la question d’une transition politique puisse être examinée dans le cadre d’un dialogue national inclusif », a indiqué Jonas Komlan A. Siliadin.
Le président du MPDD estime cependant qu’une éventuelle transition devrait être clairement encadrée. « Une transition ne peut être improvisée. Elle doit reposer sur un accord national, un fondement juridique clair, une durée limitée et un calendrier devant conduire à des élections libres, transparentes et crédibles », a-t-il souligné. Il a ainsi insisté sur la nécessité de définir des garanties permettant d’éviter une période de transition sans échéance précise.
Au-delà de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, Jonas Komlan A. Siliadin appelle à des mesures d’apaisement du climat politique togolais. « La restauration des libertés publiques, la protection des journalistes et des défenseurs des droits humains ainsi que l’ouverture d’un dialogue national sont nécessaires », a-t-il déclaré.
Il invite également les acteurs politiques à prendre en compte les préoccupations sociales des populations, notamment la vie chère, l’emploi des jeunes, l’accès aux services essentiels et les inégalités entre les territoires.
Jeremy Ahossou