Les autorités tchadiennes ont interdit une marche pacifique des diplômés sans emploi, prévue le 9 septembre 2026 dans plusieurs villes du pays. Le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration justifie cette décision par des risques de troubles à l’ordre public. Face à cette interdiction, le Collectif des diplômés sans emploi a annulé le sit-in tout en demandant à ses représentants provinciaux de rester mobilisés.
Cette manifestation devait permettre aux jeunes diplômés d’alerter sur leurs difficultés d’insertion professionnelle. Selon les données citées, environ 75 000 diplômés tchadiens seraient toujours à la recherche d’un emploi plusieurs années après leurs études. En 2022, 37 % des jeunes n’étaient ni employés, ni scolarisés, ni en formation, tandis que le taux d’inactivité atteignait près de 60 % chez les 15-24 ans.
Faute d’opportunités dans les secteurs public et privé, de nombreux diplômés se tournent vers le secteur informel pour subvenir à leurs besoins. Certains exercent des activités commerciales, des emplois occasionnels ou des métiers sans lien avec leur formation. Le collectif entend donc poursuivre sa mobilisation pour réclamer une meilleure prise en compte de la situation des diplômés sans emploi.
Jeremy Ahossou