La République démocratique du Congo entend renforcer ses capacités militaires face à la persistance des violences dans l’Est du pays. Dans ce contexte, un accord aurait été conclu lors de la récente visite du président Félix Tshisekedi en Israël pour mettre en place une brigade spéciale des Forces armées de la RDC (FARDC), avec une formation assurée par l’armée israélienne.
L’entraînement de cette nouvelle unité devrait débuter à la fin du mois de septembre. À travers ce dispositif, Kinshasa chercherait à améliorer les compétences opérationnelles de ses soldats et à disposer d’une force mieux préparée à faire face aux groupes armés actifs dans les provinces du Kivu, notamment dans un contexte marqué par les affrontements avec le M23.
La direction de cette brigade aurait été confiée au colonel John Kabasele. Son parcours est notamment marqué par son appartenance passée au RCD et au CNDP, deux anciennes rébellions ayant opéré dans l’Est congolais. Il a également occupé le poste d’assistant du général-major Jacques Ychaligonza Nduru, chargé du renseignement au sein de l’état-major général, et fait partie des diplômés de la dernière promotion du Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD).
Cette initiative intervient alors que la RDC poursuit parallèlement ses efforts diplomatiques pour parvenir à une solution au conflit. La nouvelle brigade devra ainsi démontrer son efficacité sur le terrain, notamment dans la protection des populations et le rétablissement de l’autorité de l’État. Pour Kinshasa, le renforcement militaire apparaît comme l’un des volets d’une réponse plus large à une crise qui nécessite également des solutions politiques et sécuritaires durables.
Jeremy Ahossou