Defense & Security


Mali - La CNDH condamne les attaques contre des civils dans la région de Bandiagara

last updated: Saturday, September 5, 2026 5:23 PM
Source: New Afrique

Image d'illustration

La région de Bandiagara, dans le Pays dogon, a été le théâtre de deux attaques armées en l’espace de deux jours, les 31 août et 1er septembre 2026, visant les villages de Ningari et Sarédina. Face à ces violences, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a publié, ce 3 septembre, un communiqué condamnant fermement ces actes et appelant à la protection des civils

Ningari, un chef-lieu de commune de la région Bandiagara, a été attaqué lundi 31 août 2026 par des hommes armés non identifiés. Des témoins ont rapporté à nos confrères de Studio Tamani que les assaillants sont arrivés de plusieurs directions avant de pénétrer dans le village. Des boutiques et des magasins ont été pillés et plusieurs animaux emportés, selon des sources locales. Les Forces de défense et de sécurité (FDS), arrivées sur place dès lundi, y ont passé la nuit. 

Le mardi 1er septembre, c’est au tour du village de Sarédina, dans la commune de Diamnati (également dans la région de Bandiagara), d’être visé par une attaque aux contours similaires, selon le communiqué de la CNDH.

Dans un communiqué daté du 3 septembre 2026, la Commission nationale La CNDH dénonce des atteintes graves aux droits humains. Elle se dit « préoccupée par l’atteinte aux droits à la vie et à la propriété » résultant de ces attaques. Elle  les qualifie de « barbares et ignobles », constitutives de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire (DIH).

S’appuyant sur la Constitution du 22 juillet 2023, la Charte de la transition, les pactes internationaux relatifs aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et les Conventions de Genève, la CNDH rappelle à l’État son obligation de garantir les droits fondamentaux des populations civiles « en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance. Elle invite aussi le gouvernement à rechercher et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces actes.

« La protection des droits de l’homme est une responsabilité partagée. Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits », insiste le texte signé par la présidente par intérim de la CNDH, Me Aissata Founè Tembely appellant les populations à plus de vigilance et de collaboration avec les FAMa.

Amadou Traoré 


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