Au Ghana, GoldBod, l’organisme public chargé d’encadrer et de commercialiser l’or issu de l’exploitation artisanale et à petite échelle, change de modèle de financement. Créée en avril 2025, l’entité a annoncé la fin du recours au financement de la Banque du Ghana (BoG) pour ses achats d’or, une décision destinée à renforcer son indépendance opérationnelle.
Cette évolution intervient après une première année marquée par des résultats importants. GoldBod a dépassé son objectif initial de 100 tonnes d’or exportées en 2025, avec environ 103 tonnes commercialisées pour une valeur estimée à 10,8 milliards de dollars. L’organisme joue ainsi un rôle central dans la stratégie du Ghana visant à mieux contrôler sa filière aurifère et à renforcer ses réserves en devises.
Le précédent système de financement avait toutefois suscité des interrogations en raison de son coût pour la banque centrale. Des pertes estimées à environ 214 millions de dollars avaient été évoquées à fin septembre 2025 dans le cadre du programme, même si la Banque du Ghana avait précisé que ce montant restait à confirmer dans l’attente d’un audit.
Désormais, GoldBod entend mobiliser directement des ressources auprès des banques commerciales et des acheteurs d’or. Un premier financement pilote de 75 millions de dollars a déjà été obtenu auprès de banques commerciales. Ce nouveau dispositif doit permettre à l’organisme de poursuivre ses achats tout en réduisant sa dépendance à la Banque du Ghana. Son efficacité sera notamment évaluée à travers ses prochains résultats financiers.
Avec agence ecofin