Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé le 24 septembre 2026 dans un entretien accordé à RFI et France 24, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Il a notamment défendu la nécessité de réformer l’ONU, estimant que l’Afrique reste insuffisamment représentée dans les instances internationales. Selon lui, le continent doit notamment obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité afin de mieux participer aux décisions mondiales.
Interrogé sur son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU, Bassirou Diomaye Faye a rejeté les pronostics défavorables. « Je ne partage pas ce pessimisme », a-t-il déclaré, avant de mettre en avant le profil de son prédécesseur. « Qui de mieux aujourd’hui pour défendre une meilleure place de l’Afrique que le président Macky Sall ? Qui de mieux pour défendre la réforme de l’architecture financière internationale ? », a-t-il ajouté, assurant que Dakar continuera de soutenir cette candidature.
Le chef de l’État sénégalais a également défendu l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit un programme d’aide de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Il a assuré que les discussions avec les créanciers devront avancer rapidement et que son gouvernement cherche à protéger les populations les plus vulnérables. Il a notamment évoqué l’augmentation des allocations de sécurité familiale et l’élargissement du nombre de bénéficiaires, tout en affirmant que les investissements dans les secteurs de la santé et de l’éducation se poursuivent.
Sur le plan politique intérieur, Bassirou Diomaye Faye a appelé les députés à adopter une attitude qu’il qualifie de « patriotique » lors de l’examen de la loi de finances rectificative. Il a également évoqué ses divergences persistantes avec son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, tout en écartant pour l’heure toute décision concernant une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale. « Nous ne sommes pas encore au 2 décembre », a-t-il rappelé, précisant que toute décision future dépendra du contexte et de « l’intérêt supérieur du peuple sénégalais ».
Le président sénégalais a abordé plusieurs dossiers internationaux et régionaux, notamment la migration, la sécurité au Sahel et les relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel. Il a reconnu que le Sénégal n’est pas à l’abri d’une menace terroriste en raison de la situation dans les pays voisins, particulièrement au Mali, et a indiqué que Dakar renforce la coopération sécuritaire et le partage de renseignements.
Il a aussi assuré que le pays se prépare à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, présentés comme un événement historique pour le continent africain.
Jeremy Ahossou