Dix personnes, dont quatre agents de la Division des douanes de la Ghana Revenue Authority (GRA), sont détenues au Ghana dans le cadre d’une enquête sur une importante affaire de trafic de drogue. L’affaire fait suite à la saisie, le 10 septembre en France, de 167 ballots de cocaïne, d’une valeur estimée à 225 millions d’euros.
La drogue avait été découverte dans un conteneur contenant des déchets plastiques, en provenance d’un port ghanéen et arrivé à Dunkerque. La totalité de la cargaison saisie a ensuite été détruite en Belgique. En France, les investigations portent notamment sur l’importation et le transport de stupéfiants en bande organisée.
Au Ghana, les autorités poursuivent leurs investigations sans avoir communiqué l’identité des personnes arrêtées ni précisé les éventuelles poursuites engagées. Le président John Mahama a par ailleurs ordonné la mise en place d’un groupe de travail interministériel chargé de proposer, sous deux semaines, des mesures pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue aux frontières.
Sur le plan politique, le gouvernement appelle à éviter les spéculations concernant une éventuelle implication de responsables du parti au pouvoir, le NDC. Le ministre de la Communication gouvernementale, Felix Kwakye Ofosu, a indiqué qu’aucune preuve n’établissait pour l’instant une telle implication. Les enquêtes se poursuivent au Ghana et en France afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire.
Jeremy Ahossou