Le Nigeria mise sur la raffinerie Dangote pour renforcer son autonomie énergétique et limiter ses besoins en produits pétroliers importés. Malgré cette évolution, les prix à la pompe continuent de subir l’influence du marché international, notamment en raison du recours de la raffinerie à une partie de pétrole brut acheté à l’étranger.
La hausse récente du coût de l’essence illustre cette situation. À Lagos et Abuja, le litre s’est vendu autour de 1 400 nairas en septembre, tandis que le diesel a dépassé les 2 000 nairas dans certaines régions. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la fin des subventions sur les carburants depuis 2023.
Pour réduire l’impact du prix de l’essence sur les déplacements, les autorités développent parallèlement l’utilisation du gaz naturel comprimé (GNC). Plus de 120 000 véhicules ont déjà été convertis et le pays poursuit l’installation de nouvelles infrastructures destinées à faciliter l’accès à ce carburant moins coûteux.
La stratégie nigériane repose donc sur deux leviers : augmenter la production locale grâce à la raffinerie Dangote et diversifier les sources d’énergie utilisées dans les transports. Il faut noter que ces efforts peuvent réduire certaines dépendances, mais ils ne permettent pas encore au pays d’échapper complètement aux conséquences des fluctuations du pétrole sur les prix et le coût de la vie.
Jeremy Ahossou