Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené plusieurs frappes contre des positions de groupes armés terroristes (GAT) entre le 17 et le 21 octobre 2026, notamment dans les secteurs de Ménaka, Douentza, Talhandak et de la forêt de Ouagadou. Selon l’État-Major général des Armées, ces opérations, conduites avec l’appui des partenaires, ont permis de cibler des bases, des regroupements de combattants et des moyens logistiques attribués aux groupes terroristes.
Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les FAMa poursuivent leurs missions de surveillance, de reconnaissance et de sécurisation du territoire national. Plusieurs positions suspectes ont été repérées grâce à l’exploitation de renseignements et au suivi de mouvements de motocyclistes.
Le samedi 17 octobre, des renseignements ont permis de localiser une importante base terroriste à environ 65 km au sud-ouest de Ménaka. Le site abritait plusieurs combattants présumés ainsi que du matériel de guerre et de logistique. Après vérification des informations recueillies et analyse de la situation, la position a été frappée avec succès, selon le communiqué militaire.
Le lendemain, dimanche 18 octobre, une autre concentration de groupes armés terroristes a été repérée à 35 km au sud-ouest de Douentza. Les individus présents disposaient notamment de matériel de guerre et de motocyclettes. Après une phase d’observation, plusieurs frappes de précision ont été menées contre cette position.
Ces deux opérations s’inscrivent dans la dynamique de surveillance et de ciblage des sites utilisés par les groupes armés pour leurs regroupements et leurs activités logistiques.
Le mardi 20 octobre, les opérations se sont poursuivies dans la forêt de Ouagadou, à proximité du village de Ngoma Koura. L’exploitation de renseignements a permis de détecter et de suivre plusieurs colonnes de motocyclistes. Un groupe de plus d’une dizaine d’individus, rassemblés sous un arbre, a ensuite été repéré et fixé.
Après confirmation des informations et appréciation de la situation, la position a été frappée. Les premières observations ont fait état de plusieurs éléments terroristes neutralisés, sans qu’un bilan définitif soit communiqué.
Le même jour, dans le secteur de Talhandak, le suivi de deux motocyclistes a conduit à la découverte d’un point de regroupement situé à environ 3 km au nord-ouest de la localité. Plusieurs motocyclettes s’y trouvaient, tandis que les individus présents tentaient de se dissimuler sous le couvert végétal. Après une phase d’observation, les FAMa ont déclenché une frappe sur la position.
Le mercredi 21 octobre, les opérations de surveillance ont permis de localiser un véhicule attribué aux groupes terroristes et dissimulé à environ 37 km au sud-est de Ménaka. Après observation et confirmation de la cible, l’engin a été frappé avec précision et entièrement détruit, selon l’État-Major général des Armées.
Cette action vient s’ajouter aux frappes menées les jours précédents dans plusieurs secteurs du territoire. Elle illustre la place accordée au renseignement et à la reconnaissance dans le repérage des moyens de déplacement et des dispositifs logistiques des groupes armés.
À l’issue de ces différentes interventions, les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les zones concernées. Elles doivent permettre d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles.
Dans ses communications, l’État-Major général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement.
Il appelle également les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. À travers l’opération Dougoukoloko, l’armée entend ainsi poursuivre ses actions contre les positions et les moyens attribués aux groupes armés terroristes, tout en maintenant la surveillance des secteurs concernés.
Cyril DAKPITI