Le marché du travail rwandais connaît une évolution préoccupante. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR), publiées le 20 octobre 2026, le taux de chômage a atteint 15,6 % en août 2026, contre 13,4 % à la même période en 2025. Cette progression de 2,2 points s’accompagne d’une diminution du taux d’emploi, passé de 57 % à 54 % en un an.
Les femmes et les jeunes figurent parmi les catégories les plus affectées. Le chômage touche 18,3 % des femmes, contre 13,3 % des hommes. Chez les personnes âgées de 16 à 30 ans, il s’élève à 18,8 %, alors qu’il est de 13,1 % chez les adultes. Les difficultés d’accès à des emplois stables sont également liées au sous-emploi, au manque de compétences adaptées aux besoins des entreprises et à la prédominance du secteur informel, qui représentait 90,4 % des emplois dans le pays en novembre 2025, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Face à ces défis, les autorités rwandaises entendent renforcer la création d’emplois productifs et rapprocher les formations des besoins du marché du travail. Ces objectifs figurent parmi les priorités de la deuxième Stratégie nationale de transformation (NST2), couvrant la période 2024-2029.
Le gouvernement mise notamment sur l’amélioration des compétences professionnelles et sur une meilleure adéquation entre l’éducation et les attentes des employeurs afin de favoriser un accès plus large à des emplois décents.
Jeremy Ahossou